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C’est parti pour… El Salvador

Ah, les passages de frontières ! On pourrait penser qu’on s’habitue à force d’en passer mais à chaque fois, c’est une aventure différente.

Rien de plus simple pour sortir du Guatemala; quoique en voulant entrer au Salvador, la douanière nous informe avoir oublié de faire une formalité non négligeable côté guatémaltèque si nous souhaitons y retourner. Merci Madame !!

On est quitte pour faire chemin inverse mais bon cela se fait rapidement. Ce sont les démarches côté salvadorien qui nous plombent notre journée ! Nous restons plusieurs heures à faire de la paperasse, enfin à attendre plus précisément. Les douaniers ne sont pas pressés; entre pause café, déjeuner et autres, les papiers ne se font pas rapidement. Celui s’occupant de l’importation de Yéoti remporte la palme de la lenteur! Enfin , au bout de 3 heures, nous obtenons le saint Graal et franchissons les portes du pays. 🙂

On ne râle pas s’il vous plaît… Il s’agit du seul pays où toutes ces démarches sont gratuites, rien à payer pour toutes ses formalités, juste un brin de patience alors c’est pardonné! 😉

On reprend la route et on roule à travers des kilomètres de déchets jusqu’à la première grosse ville, Santa Ana ; quel bazar de circuler là au milieu !

Arrêtés devant le palais municipal, le temps de nous renseigner où pouvoir garer Yéoti dans cette jungle urbaine, un vendeur ambulant de glaces vient faire la causette. Monsieur collectionne les pièces étrangères. Il est sympa alors on fouille le fond de nos sacs pour lui trouver quelques pièces européennes.  On croirait lui avoir offert la lune ! Il s’absente quelques minutes et revient avec une glace pour chacun d’entre nous ! 😊 C’est sa façon de nous remercier ; ses glaces maison sont excellentes en plus ! Ensuite, il prend même le temps de nous chercher un endroit pour parquer Yéoti avec l’aide d’un autre salvadorien.  Pour une première dans le pays, on est comblé et agréablement surpris par l’accueil !

Finalement, après avoir fait un tour dans la ville, nous filons dans la périphérie pour trouver un endroit moins mouvementé pour passer la nuit. Grâce à notre « bible-appli », nous poussons jusqu’au restaurant argentin « Che pibe ».

Claudia, la patronne nous accueille à bras ouverts avant le retour d’Enzo, son mari. Ils nous offrent leur hospitalité et bien plus encore ; on a accès à leur maison/restaurant et pouvons profiter de toutes les commodités.

On passe une soirée inoubliable en leur compagnie. Tous les deux ont le cœur sur la main. Décidément, les salvadoriens ont le sens de l’accueil et du partage ; ça nous donne vraiment envie d’en découvrir davantage.

La route est encore longue, et comme souvent nous ne pouvons pas nous attarder davantage et pourtant… On se dit qu’on repassera chez eux en remontant, on a encore des soirées et des discussions à partager. 😊

Après une étape au lac Coatepeque; un lac situé dans la caldeira d’un volcan qui a explosé il y a des dizaines de milliers d’années…

On continue de descendre. Les abords des routes sont toujours très sales, encore plus sales que tout ce que nous avons vu jusque là et pourtant… De véritables décharges à ciel ouverts. On ne peut pas dire qu’on s’habitue et pourtant on s’en parle moins, on prend moins de photos… mais nos interrogations continuent de fuser et nos préoccupations de grandir. Notre planète est en train d’étouffer, elle croule sous les déchets dans le monde entier. Elle est en détresse notre “belle planète poubelle” ! ☹

Le peu de lucidité écologique n’est vraiment qu’un infime grain de sable au milieu de ce chaos  de plastique. C’est effrayant de mesurer au quotidien l’impact nocif de notre consommation et la non responsabilité de nos dirigeants face à cette problématique mondiale. 🙁

Wendy et Alexis nous accueillent dans leur hôtel/camping situé à quelques mètres de la plage sur la côte pacifique. On pensait rester une nuit, nous en resterons finalement trois. Leur convivialité et leur sens de la fête nous plaisent ! Et puis, on rencontre Aaron et Gilbert, deux canadiens venus se ressourcer quelques semaines, quelques mois peut être dans cet écrin de sympathie.

On partage des soirées conviviales et festives.

Dès notre arrivée, Wendy et Alexis nous invitent à partager leur repas… On profite de la plage et de l’océan, réputés à cet endroit-là pour les surfeurs. On comprend vite pourquoi ! 😉 Les vagues sont énormes, qu’est ce que ça nous amuse !!

Et puis, il y a Elie (clin d’œil à mon amie 😉), le fils de Wendy et d’Alexis. Elie à 11 ans, il passe beaucoup de temps à jouer avec Yoline.

C’est avec un p’tit pincement au cœur qu’on quitte la joyeuse troupe après trois jours en leur compagnie.

On rencontre des pêcheurs en fin d’après midi sur la plage. Ils poussent non sans mal leur barque équipée d’un petit moteur jusqu’à l’océan et brisant les vagues. Il est 17h, ils sont seulement deux prêts à affronter une nuit en pleine mer; ils ne rentreront que le lendemain à 7 heures du matin…

Nous quittons le Salvador quelques jours après espérant y revenir et y passer plus de temps à notre retour.

Allez encore un passage de frontière, cette fois pour le Honduras!! 

Notre sortie du Salvador est encore une fois compliquée. On apprend ne pas pouvoir retraverser le pays avec Yéoti avant la fin de notre première importation, soit 3 mois! Ok!? mais on aimerait revenir avant alors on fait comment ? On insiste mais rien à faire.

Finalement un homme nous emmène jusqu’au chef des douanes présent sur place pour essayer de négocier. Quelle histoire! On est reçu officiellement par cet homme après avoir passé quelques policiers armés jusqu’aux dents. Malheureusement, il ne veut rien entendre, il nous certifie que tout est informatisé et qu’il ne peut rien changer, ce n’est pas faute d’avoir discuté! Si nous revenons avant les trois mois, nous aurons seulement 24 heures pour traverser le pays! 🙁 ou bien nous devons revenir sans Yéoti car cette règle ne s’applique qu’aux véhicules. Oups!! Nous devons nous faire une raison; nous allons devoir faire une croix sur notre retour au Salvador 🙁

Quelle déception!! Nous ne pourrons pas revoir toutes les gentilles personnes rencontrées. Si on avait su, nous aurions envisagé notre “descente” autrement… Mais bon avec des “si”, nous pourrions refaire le monde ! 😉

On se réconforte et on positive en se disant que des belles rencontres nous en ferons encore… enfin on espère.

Le passage au Honduras se fait très facilement mais on y laisse beaucoup d’argent!

Nous ne ferons que transiter par le pays en faisant étape le temps d’une nuit dans une caserne de pompiers; une chouette expérience. Les bomberos nous ouvrent leur caserne et toutes ses commodités: toilettes, douches, salon avec TV, Wifi… et de surcroît un accueil exceptionnel!

 Nos conversations avec certains pompiers nous en apprennent davantage sur le pays.

Un des jeunes pompiers volontaires nous explique qu’il n’y a pas d’avenir dans le pays, c’est pour ça que les gens partent (on a d’ailleurs croisé des honduriens, des jeunes, des très jeunes et des familles avec des tous petits en direction du Guatemala). Lui, nous explique ne pas en avoir envie de partir, pas comme ça; il dit que c’est trop dangereux et que ça lui fait peur. Il préfère essayer de passer le concours pour entrer dans la police malgré que ce soit difficile, très sélectif et surtout que ça ne le fasse pas rêver. Il nous explique que la police réprime le peuple mais pour lui, c’est sa seule chance de survivre ici! Il met en avant un président dictateur, un manque de travail certain dans le pays., il évoque les gangs… Il n’est pas à l’aise quand il nous parle, il regarde sans cesse autour de lui, de nous et il s’arrête dès qu’un de ses collègues passe à proximité. Il semble toujours sur le qui- vive. Lui est volontaire, les autres sont professionnels donc payés par l’état.

Un peu plus tard, on comprend sa réaction après avoir échangé avec un autre pompier professionnel cette fois-ci. Celui-ci n’a pas du tout le même discours sur leur président et tout le reste…

Nous pourrons nous faire davantage notre opinion en remontant puisque nous ne pourrons pas repasser par le Salvador. Nous prendrons donc plus notre temps pour découvrir et visiter le Honduras.

7 réflexions au sujet de « C’est parti pour… El Salvador »

  1. De belles et riches rencontres et plein d’autres à venir. Je trouve que ce petit garçon de 11ans a un très joli prénom 😉. Je vous souhaite une bonne continuation les Amis 😘

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