Amérique du NordMexique

De la côte pacifique à l’intérieur des terres

Le dimanche 25 Novembre, nous quittons la côte pacifique pour entrer à l’intérieur des terres. L’objectif de la journée est de rallier le nord de Mazatlán à Durango

Et quelle aventure ! Nous avons préféré prendre l’autoroute pour effectuer ce trajet craignant devoir emprunter une nationale beaucoup trop sinueuse et peut être trop étroite pour Yéoti…

 Nous voilà donc engagés sur cette autoroute passant à travers la montagne. Quelle idée!! Les péages se succèdent rapidement et nous démunissent progressivement de nos pesos (on ne pas payer par carte bancaire!). Aïe !! On se renseigne, encore deux péages avant de descendre… et nous n’aurons pas assez d’argent liquide. Oups!!

 Nous n’avons pas fait le plein d’essence avant de prendre l’autoroute, confiants car  depuis quelques miles nous croisions beaucoup de stations. Et le réservoir est plein au 3/4, ça devrait le faire! Mais là, pas de station en vue, aucune pendant des centaines de kilomètres et Yéoti consomme avec les dénivelés…

 Il nous reste un quart de réservoir quand une de nos applications nous indique un endroit perdu en pleine montagne pour faire le plein, à nouveau confiant on gravit. On fait l’attraction en arrivant dans le village, tous nous sourient et nous saluent. On avance jusqu’au point indiqué (merci internet !) mais ici pas de station (ou plus), on découvre un groupe d’hommes pour certains armés. Oups ! On fait demi tour et nous renseignons plus bas auprès des villageois. Ni une ni deux l’un d’entre eux monte sur sa moto et nous accompagne jusqu’à une petite baraque en bord de route mais pas de chance, elle n’en a pas aujourd’hui.

On se remet en route, avec un peu de chance Yéoti nous sortira de cette montagne. On croise à nouveau des personnes quelques miles plus loin, cette fois elles nous indiquent une petite ville à 1h30 de route. Finalement, on arrivera jusqu’à la destination sans problème, ouf. On fait le plein d’essence et la pompiste accepte de nous dépanner en argent liquide car la seule banque du village est fermée (et oui on est dimanche).

Quels paysages de dingue on a traversé en passant par là avec une végétation dense… Le seul bémol sont les quelques voitures de policiers ou militaires croisées sur la route ; ils sont tous cagoulés, gantés et armés jusqu’aux dents. Lors d’un premier contact, c’est bien plus impressionnant que rassurant surtout lorsque nous n’avons pas l’habitude.

Nous n’avons pas assuré au niveau du timing avec cette petite aventure « gasoil » qui nous a valu quelques détours et a allongé notre temps de route. On parvient à rejoindre Durango la nuit tombée après plus de 5 heures de route. On tourne, on essaie de trouver un endroit pour la nuit, ça parait compliqué. Et puis la ville n’est pas très accueillante la nuit tombée.

 Finalement, sur les conseils d’un vieux monsieur, nous nous installons dans un petit village juste à la périphérie de Durango. Nous dormons devant chez une famille qui nous a proposés de garer Yéoti devant chez eux. Super ! Nous faisons un peu connaissance dans un espagnol très approximatif, et les filles jouent avec Louna la petite dernière âgée de 7ans. Finalement, on se dit que nous avons bien fait de ne rien trouver car c’était une chouette rencontre !

Au réveil, nous en profitons pour faire un tour du village avant de repartir. Le village est en terre battue, mais les maisons sont construites avec des matériaux durs, il y a une école primaire/maternelle mais aussi un collège.

Visite de Zacatecas

Nous reprenons la route ensuite direction Zacatecas cette fois. Sur le trajet lors du changement d’état, nous sommes contrôlés par des policiers fédéraux. Pas un simple contrôle d’identité, ces deux là sont très très insistants, nous posent beaucoup de question qui n’ont rien à voir avec le voyage : que faisons nous comme travail, combien de pesos avons nous sur nous… On ne lâche rien, répondons sans complexe à leurs questions finalement ils finissent par s’épuiser peut être ou se rendent compte qu’ils ne feront pas fortune avec nous et nous laissent repartir après de longues minutes à nous cuisiner. On pense vraiment qu’ils voulaient de l’argent. Et hop deuxième fois que nous croisons des flics corrompus en 5 jours, ça commence à faire. Pourvu que ce ne soit pas tout le temps comme ça !! ☹

On arrive à Zacatecas, une jolie petite ville coloniale construite à 2500 mètres d’altitude. La ville est très célèbre pour ses mines d’argent, à tel point qu’au XVIIIe siècle, elle produit 20% de l’argent de la Nouvelle-Espagne. A cette époque, les riches exploitants miniers font construire d’imposantes demeures coloniales et des édifices publics sont bâtis.  Et aujourd’hui encore la région reste le premier producteur d’argent du pays.

Nous parquons Yéoti avec l’accord du policier sur les hauteurs de la ville, cool il veut bien qu’on passe la nuit sur le parking sans même nous demander une contrepartie. Nous descendons à pied jusqu’au centre ville pour découvrir cette charmante cité.

Elle regorge de petites maisons toutes colorées construites sur les collines. Les sculptures des différents apôtres décorent, un peu à outrance  les façades de la cathédrale mais l’ensemble est très joli. Construite en grès rose, elle est considérée comme l’un des chefs d’oeuvre du baroque mexicain.

La ville est animée même en journée, il y a beaucoup de monde flânant dans les rues, l’atmosphère est agréable.

Au marché couvert, gros bâtiment de fer et de verre, on va d’étal en étal, pour faire notre repas du soir: un fromage frais, des tomates, des escalopes panés mais on ne sait pas de quel animal…

Début de soirée, nous  prenons le téléphérique pour rejoindre Yéoti parqué et quelle vue suspendus à plusieurs mètres du sol ! Nous pouvons observer à 360° Zacatecas qui s’illumine tout doucement.

Le soir, nous entendrons depuis notre parking les groupes de musiciens qui emmènent les passants derrière eux à travers toute la cité.

Visite de Guanajeto

Le jour suivant, nous roulons jusqu’à Guanajuato, une autre ville coloniale avec tout autant de cachet. Nous abordons encore deux contrôles sur le trajet, un par des policiers un autre par des militaires mais de simples contrôles de formalités, juste pour savoir d’où nous venons et où nous allons. C’est tranquille quand ça s’arrête là.

Nous passons deux jours à découvrir cette charmante ville. Les maisons toujours construites sur les collines sont toutes plus colorées les une que les autres. Ses ruelles sont charmantes et tellement étroite que l’on peut s’embrasser d’un balcon à l’autre, on prend plaisir à y déambuler. La ville a même tout un réseau sous terrain, du fait d’une exploitation conséquente de la mine. Mais il n’y a aucun intérêt à s’y promener, ça sent extrêmement mauvais, il fait très sombre, seules les voitures l’empruntent.

La ville propose une multitude de places pour la plupart offrant un bel espace avec une fontaine (et des moustiques !). La nuit tombée, les callejoneadas et les mariachis animent et défilent dans les ruelles aux rythmes de leur musique et de leur chant suivis par des personnes. Par contre, ils font payés le spectacle, ce qui est un peu dommage quand on se promène dans des lieux publics…

Son marché couvert est agréable, il y a une abondance de nourriture et d’objets artisanaux.

On découvre aussi  l’universidad toute pimpante et très spacieuse… reconstruite en 1950 sur les ruines d’un ancien hospice.  Une belle découverte !!

Nous passons la nuit juste à côté du « monumento al Pipila » perché sur une colline. On le rejoint cette fois-ci par un funiculaire (beaucoup moins spectaculaire que le téléphérique de Zacatecas)

Visite de San Miguel de Allende

Nous nous remettons en route le 29 Novembre et faisons escale à San Miguel de Alende (une ville coloniale également). Le temps n’est pas avec nous, il pleut sans cesse mais ce n’est pas grave on explore.

La ville se situe à 1850 mètres d’altitude. Elle nous a moins charmée que les deux précédentes, ici il y a beaucoup beaucoup d’américains (gringos) venus s’installer dans les années 40. L’ambiance est différente et les commerces très américanisés.

Il y a beaucoup de galeries mais pour la plupart onéreuses. Les ruelles sont agréables mais le tour est vite fait.

Nous avons vu lors de notre visite, des ouvriers bricoler un câble électrique (sous une pluie battante) avec l’un d’entre eux montant à l’échelle sans appui si ce n’est deux de ses collègues tenant l’échelle. Un truc de fou !! Il faut vraiment avoir confiance 😊

 Nous avons préféré déambuler dans le marché artisanal local qui s’étend sur plusieurs ruelles et où se vend une multitude de bijoux en argent, entre autre. Nous avons stationné dans un endroit dédié au camping car (pas le choix), très cher et géré par un propriétaire pas très sympathique dans lequel stationnent des américains, canadiens et d’autres voyageurs, comme nous.

Nous y avons rencontré un couple franco coréen vivant à Montréal qui se fait le même trip. On espère les recroiser plus loin… 

Pour nous, cette ville ne vaut pas forcément le détour contrairement aux deux autres précédentes.

2 réflexions au sujet de « De la côte pacifique à l’intérieur des terres »

  1. Un plaisir de voir que vous engendrez des bons souvenirs , les filles ont bien grandies et la barbe de Thomas est sublime 🙂

    En cette période de fêtes, on vous souhaitent à vous cinq de très bonne fêtes de fin d’année.

    Bonne continuation, on continue a vous lire.

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