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La découverte du Guatemala

C’est parti pour le Guatemala !! Ces passages de frontière, c’est toujours toute une histoire, ça n’arrive qu’à nous ou quoi ?!

Autant l’entrée au Bélize est très simple, le personnel bien aidant que la sortie, c’est une autre paire de manche ! On passe plusieurs heures à faire la queue et à se faire renvoyer d’un côté à un autre juste pour pouvoir sortir !

Heureusement, l’entrée au Guatemala est beaucoup plus simple. Un jeune homme nous accueille et nous guide à chacun de nos pas. Merci à lui, on se fait un plaisir de lui donner quelques quetzals ! 😉Les douaniers sont aussi très sympathiques. Bon, l’homme derrière avec son fusil à pompe est un peu flippant, mais on commence à avoir l’habitude maintenant.

On entre au Guatemala après quelques minutes de paperasses seulement. Et là on entre dans le vif du sujet ! Nous roulons 10 mètres, et nous trouvons face à une barrière avec un homme et une femme, apparemment de la municipalité nous réclamant de l’argent supplémentaire pour pouvoir traverser. Pas le choix, on paie ☹ mais nous ne sommes pas sûrs que ce soit « légal ».

Allez, cette fois, on y est … A nous le Guatemala !

Nous roulons plus d’une heure sur une route vallonnée, sinueuse et très verte. L’endroit ressemble à nouveau plus à ce que nous avons vu au Mexique avec des petites « tiendas » (boutiques) en bord de route, des maisons rafistolées…

Nous rencontrons « el rasta viajero », un homme vivant au Costa Rica voyageant depuis plus d’un an en vespa à travers l’Amérique centrale jusqu’au Mexique ! Quel voyage !!

Nous nous arrêtons dans un petit village El Remate sur les bords du lac Petén Itza pour la nuit et retrouvons par hasard « el rasta viajero » (plus rassuré de dormir à proximité d’autres personnes dit-il). Après être resté un an au Mexique, il redescend direction le Costa Rica. Et nous propose de passer le voir lors de notre passage…

A notre arrivée, les femmes s’activent avec des petites filles ; elles sont en train de faire la lessive dans le lac pendant que d’autres pêchent à leurs côtés juste à l’aide d’un fil. L’accueil est très chaleureux et le paysage magnifique. 🙂

Tikal, un site archéologique reconnu au patrimoine mondial de l’Unesco

Au départ, je n’avais pas envie d’y aller; encore des ruines et plein de touristes. A moins d’être un spécialiste du monde pré-hispanique maya, difficile de saisir toutes les subtilités architecturales: les Puucs, les Mayas pré-classiques, classiques, les Chichens, les Toltèques et j’en passe… De plus ces hordes des touristes qui se pavanent à moitié dévêtus sur les sites du Yucatan et dont la seule motivation est de faire des selfis en haut des pyramides, m’avait un peu refroidi, il est vrai.

Mais bon, Tikal il faut vraiment y aller. Ok, c’est parti!

On s’enfonce dans la jungle par la route, on paie l’entrée du parc protégé puis on roule encore, le site est très isolé. Première bonne surprise, il y a du monde mais le site est immense, on le parcourt à pieds et il faut parfois plus de 20 minutes de marche entre les différents points d’intérêts à travers la jungle.
Sur le premier parcours, on croise déjà des singes araignées, ils font les funambules au dessus de nos têtes, un grand spectacle juste pour nous!! Super ils encouragent les filles à marcher !! 😉

Plus loin, on tombe sur une bande de coatis sortant des bois, ils sont au moins une cinquantaine. Ils ont une longue queue toute rousse et se déplacent à quatre pattes; ils fouillent le sol à la recherche de nourriture avec leur grand nez. C’est bien parti! En plus des ruines, c’est un véritable zoo naturel!! 😉

Nous arrivons sur la place principale et quelle belle surprise. Il y a deux pyramides qui se font face et d’autres bâtiments de chaque côté. L’architecture est incroyable, les lignes sont d’une précision à couper le souffle, les pierres de taille sont parfaitement imbriquées. On sent que le plus grand soin a été mis pour réaliser cette cité, rien n’a été laissé au hasard.
Des travaux de rénovation et de remise en valeur ont été entrepris, je pense qu’il y a des progrès à faire de ce côté-là. (Les pauvres architectes mayas doivent se retourner dans leurs tombes!)

Sur le chemin pour rejoindre la plus haute pyramide, on croise encore des singes, des toucans, des perroquets, des dindons… c’est un véritable spectacle à chaque détour! 

L’ascension nous fait souffrir mais ça vaut vraiment la peine! Quelle vue de là au dessus!! Du vert à perte de vue avec quelques pyramides qui se détachent et quel calme! 

Pas fâché d’être venu finalement, le site est très bien aménagé (contrairement à ceux du Mexique), la plupart des bâtiments est en bon état de conservation, on se rend enfin compte de l’organisation d’une cité maya, et puis tous ces animaux…. c’est fantastique!! 🙂

Flores

Flores est située de l’autre côté du lac Petén Itza. La vieille ville se trouve sur une île reliée à la terre ferme par une route de quelques centaines de mètres. Ses petites ruelles sont étroites et colorées. Il y a beaucoup d’hôtels, l’endroit est très touristique à notre goût. Ce n’est pas vraiment le genre d’endroit qu’on apprécie.

Heureusement, c’est la fête ici! Une fête qui dure une semaine pour célébrer le “dieu noir”. Il y a des animations dans les rues, l’ambiance est festive, on croise à plusieurs reprises des gens dansant la zumba, on assiste à un défilé de personnages de dessins animés… Il y a beaucoup de locaux dans les rues, tout le monde est joyeux! Les locaux sont encore une fois très chaleureux. On découvre un café très accueillant avec des hamacs et une vue sur le lac, parfait pour siroter un rafraîchissement puis le ciel se charge soudainement. Oh, oh!! On a laissé toutes les velux du camping car ouverts. Nous remballons tout et partons au pas de course, le camping car est garé assez loin. Thomas court devant, heureusement, il arrive à temps. Quant à nous, nous nous prenons une bonne “douche” naturelle avant de les rejoindre. Nous sommes trempées de la tête aux pieds!!

En soirée, nous nous promenons sur la fête foraine du village, pataugeant dans la boue. Elle nous plonge directement dans un univers, pour nous “archaïque”. Les manèges pour enfants proposent des sièges d’une autre époque et la rotation s’effectue manuellement par le gérant, la plupart sont bricolés, directement sortis d’une autre époque! On découvre, on s’émerveille devant cette simplicité, on profite du moment.

Une réflexion au sujet de « La découverte du Guatemala »

  1. Hello.
    Superbe!
    On a un jeu qui s’appelle Tikal. C’est marrant : on reconnaît les pièces du jeu sur vos photos!
    Gros bisous de nous !

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