Amérique CentraleHonduras

L’aventure de Yéoti au Honduras continue

Après trois jours de pause, nous reprenons la route toujours en direction de la côte Caraïbes 

Nous parvenons enfin à la rejoindre après plusieurs heures de conduite.

On s’arrête à Tela et dormons à côté de la plage à deux pas du centre ville. Erreur !! La soirée et la nuit sont agitées et très bruyantes.

Dès le réveil on vire plus à l’ouest de la ville. Nous allons jusqu’à Posada del Mar chez François (lieu toujours recommandé par notre bible/appli). François loue des  « maisons de luxe » dans un complexe avec piscine. Il accepte que nous nous posions là avec Yéoti, là sur un bout du parking au milieu de cette luxure.

C’est assez comique mais on est super à l’aise. On peut profiter de la piscine, des douches extérieures et de l’espace du personnel et de François aussi. François, il est français et vit depuis de nombreuses années en Honduras. Il vit un peu comme ça, il n’a pas de logement précis, il dort là où il a de la place et partage son quotidien avec son personnel, que des jeunes honduriens, tous plus sympathiques les uns que les autres 😉. On se mêle tous les cinq à la vie du site; on s’éclate dans la piscine, la plus belle et la plus propre qu’on ait vu depuis le début du voyage.

Dès qu’on franchit le petit portillon, on arrive directement sur la plage, on se trouve nez à nez avec la mer et sa grande étendue de sable blanc. On profite de ses couchers de soleil majestueux… On reste trois jours à se ressourcer,à prendre le temps.

On se décide à repartir plus à l’est sur la côte. On roule quelques kilomètres, juste le temps de sortir du village lorsqu’un taxi nous signale un souci avec une jante. On s’arrête, on regarde, on va voir dans un garage. Un pneu semble à plat, les gars regardent, tentent de le regonfler. D’un commun accord, on  préfère repartir et aller voir plus loin. Ils n’ont pas l’air d’en savoir plus que nous 😉.

On s’arrête dans un autre garage en bord de route. Verdict: Yéoti a un pneu crevé! Le gars le change avec notre roue de secours car il n’a pas le même modèle. Thomas fait quand même le plus gros du travail mais on ne lui en veut pas, il nous a quand même changé notre pneu pour un bouchée de pain (seulement 50 pesos = un peu plus de 2€).

On achète un nouveau pneu dans la prochaine grande ville, on ne sait jamais ! Le gérant est super sympa et nous trouve un pneu similaire. Durant le travail de ses employés, car cette fois ils ont tout fait, même remis la roue de secours en place, nous avons le temps d’échanger avec le patron. Il passe des coups de téléphone, et nous indique le parking de l’hôtel d’un ami pour passer la nuit ; un hôtel avec piscine.

On va finir par s’habituer au luxe alors qu’on se trouve dans un des pays les plus pauvres au monde ! De nouveau, on profite de toutes les commodités et repartons le lendemain

On arrive à Sambo Creek, un village “garifuna” sur la côte Caraïbes. 

Nous parquons Yéoti dans une rue après nous être renseignés auprès des locaux et continuons à pieds, les rues sont trop étroites pour circuler.

On longe la plage à la recherche de la compagnie proposant des tours sur les îles Cayos Cochinos. On traverse un cimetière, notre gps nous indique les bureaux ici. Ici ???Effectivement, derrière ce cimetière il y a une maison, toujours en construction, les fondations dans… le cimetière, aux pieds des tombes ?! C’est un peu… très étrange pour nous! Une jeune femme nous accueille chaleureusement.

On s’organise pour un tour en bateau le lendemain.

Au fur et à mesure de la discussion, finalement, elle nous propose même de camper sur leur terrain. C’est mieux pour tout le monde car nous avons RDV à 7h30 le lendemain matin.

Durant la nuit, nous nous prenons un orage du tonnerre (c’est le cas de le dire!) et nous réveillons les pieds dans l’eau, le terrain est inondé.

Le ciel est gris, plombé et il pleuvine toujours. Pourtant, ils sont prêts à partir en mer… Heu… Comment dire ? Nous pas ! On préfère différer au lendemain. Pas de problème, nous dormons une nuit supplémentaire au même endroit et, gracieusement ! 😊

On en profite plus tard dans la journée pour visiter le village et sa plage. On savoure la cuisine locale et les boissons locales. 

Les îles Cayos Cochinos: un groupe de 13 petites îles d’origine coralliennes et deux plus importantes

Après le faux départ de la veille, on embarque  à bord de la lancha avec quatre autres touristes.

Le temps de tout installer, que ce soit la mise en place des moteurs, les différents réglages et attendre que tout le monde soit prêt, finalement nous démarrons à 8h30, une heure après l’heure initialement prévue 😉

On se lance dans une traversée de 45 minutes environ. Whaou, quelle  aventure !! La lancha tape sur les vagues et nous, on prend des coups à chaque fois, enfin notre colonne vertébrale. On n’a pas l’habitude de naviguer souvent… Oneylia demande pourquoi le bateau tape sur des bois ? 😉

Notre supplice est oublié quand en pleine mer, on assiste à une valse de dauphins. Ils sont nombreux, peut être une quinzaine. On voit des poissons sauter, les dauphins sont en plein repas, c’est festin !! On s’émerveille, on oublie tout le temps d’observer ; on s’abandonne au spectacle. Ils nous entourent maintenant ! Une autre lancha arrive après plusieurs longues minutes à savourer, nos guides remettent le moteur en marche. Quelques dauphins nous suivent et nagent aux côtés du bateau durant plusieurs mètres. Trop génial !!! 🙂

Nous retrouvons peu après notre navigation difficile. Là, c’est quand même moins drôle. Après 45 minutes, comme promis, l’eau devient transparente, on voit les profondeurs, on voit même les poissons ! Nous qui pensions qu’on ne pouvait voir cela qu’à la télé 😉; les filles font référence à des dessins animés. Tout le monde est émerveillé!

Devant nous, un îlot minuscule avec une cabane dessus. Quelqu’un vivrait-il ici ? Robinson ? On explique aux filles qui est Robinson… Un rêve éveillé!

Puis sur notre droite un autre un peu plus gros avec une belle végétation bien dense.

On en aperçoit d’autres encore un peu plus loin mais nous n’en verrons véritablement que 4.

On met un pied à terre sur l’une d’entre elle. Celle où se retrouvent tous les touristes pour suivre quelques recommandations de la part de la fondation avant de “visiter”.

Les lieux sont protégés, il est strictement interdit de ramasser quoique ce soit ou de sortir des sentiers battus. On doit suivre et écouter notre guide. Il est important de respecter ces lieux tellement magiques… vu l’affluence touristique assez importante.

Nous faisons escale plus tard sur une autre île. Nous sommes seuls avec nos guides et quelques locaux. Des enfants nous apportent des boas roses, une attraction touristique. Elony et Oneylia s’amusent à les porter, courageuses les poulettes !! On en croise un gros plus tard dans son milieu naturel lors d’une promenade ainsi qu’une autre espèce… Le frisson est plus important à ce moment- là ! 😉

On prend le temps de se baigner dans cette eau transparente. On fait du snorkelling équipés de gilets de sauvetage en guise de ceinture pour ne pas écraser le corail. Et on nage jusqu’à la deuxième barrière de corail la plus grande au monde. Rien que ça !!! 😊 Cette végétation sous marine est spectaculaire, on nage dans la couleur, au milieu de poissons tous différents, des petits, des gros, des bleus, des jaunes, des roses, des rayés… Ce fond marin qui m’effraie tant d’ordinaire est devenu magique aujourd’hui.

On termine notre tour par une des plus grosses îles sur laquelle vivent environ 80 personnes regroupées en 35 familles. Il y a des cabanes partout, on ne peut pas trop se rendre compte de la grandeur de l’île ; on en fait vite le tour en tout cas.

On savoure des spécialités, on achète quelques souvenirs artisanaux, on discute avec les enfants… Ils nous improvisent un spectacle, un show musical mais malheureusement nos guides nous pressent, on doit repartir il est l’heure; l’inconvénient d’un tour organisé.

Le retour en mer est encore pire qu’à l’aller ; la mer est plus agitée ; la navigation semble difficile, on fend de grosses vagues à plusieurs reprises qui font décoller la lancha. L’atterrissage est encore plus douloureux ! Au bout de 40 minutes, on commence à apercevoir la terre. Ouf !! C’est un soulagement lorsque nous revenons au point de départ. Malgré des trajets fatigants moralement et physiquement, on en a pris plein les yeux, un rêve éveillé !! Tout cela en valait vraiment la peine.

Nous roulons ensuite durant le reste de l’après midi et pour retourner chez François, car demain, c’est une journée festive, Yoline aura 9 ans!

Nous décidons de rester tranquilles à profiter de la piscine et fêtons l’anniversaire de Yoline. 

On restera à nouveau une nuit supplémentaire, on fatigue un peu ces derniers temps…

On se rapproche de la frontière du Guatemala jusqu’à Copan. Cela fait déjà plus de 15 jours que nous sommes au Honduras.

On oublie les ruines trop  chères pour toute la famille. On se contentera d’un tour pour visiter la ville.

Copan nous a charmé. Ses petites ruelles, sa place, son marché artisanal, ses tailleurs de pierre…

On recroise par hasard, le polonais rencontré au Costa Rica puis à nouveau dans le camion pour le volcan Cerro Negro au Nicaragua. Le destin est parfois bluffant 😉. Nous nous recroisons pour la troisième fois et encore dans un pays différent!

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