Amérique CentraleGuatemala

Les découvertes continuent…

Passage à Raxruhà

Pourquoi ralentir?

 Après plusieurs heures de route, on a envie de s’arrêter, on ne sait pas encore où…

Notre bible appli, nous indique un endroit pas loin où l’on peut se baigner. Mais, c’est payant.

Et nous, on n’aime pas trop ça! Cela change notre rapport aux gens, ou plutôt leurs rapports avec nous. Ben oui, on a payé donc on est clients!

Bref, on va voir plus loin, le prochain village. On tourne un peu, il y a quelqu’un qui nous salue; on l’accoste “on est en voyage avec les enfants, on vient de France, est ce qu’on peut se garer quelque part pour passer la nuit ?

Et là, c’est parti. Il nous accompagne pour nous montrer un petit bout d’herbe entre le terrain de basket et de football. Au milieu du truc quoi! “Ici, c’est calme, tout le monde est gentil, pas de problème”. Un endroit  comme on les aime: petit village et nous au milieu 🙂

On fait un peu l’attraction et c’est marrant. Les gens en moto ralentissent pour nous voir ou font carrément demi-tour pour repasser devant nous. Les enfants rigolent et nous montrent du doigt… Bref, il est temps  qu’on aille se balader dans les rues pour nous montrer!

Et pour se montrer, on a du succès, les gens sortent de leurs maisons après notre passage pour nous observer, on savait qu’on était beaux mais là c’est trop ! 🙂

Plus loin, on rencontre Oviedo; sa femme vend des tacos sur le bord de la route. On s’installe avec eux, on discute, on mange des tacos. Puis il nous  emmène jusqu’à une tortilleria où trois femmes (fille, mère et grand-mère) préparent les fameuses galettes à la main et les font cuire au feu de bois. Le spectacle est beau, envoûtant, seul le feu éclaire l’intérieur. Ces trois femmes s’affairent autour du foyer avec beaucoup de dextérité et une grande complicité. Bref, on est charmé! Oviedo nous apprend que la plus âgée ne parle que kekchi, un dialecte maya.

Après une bonne nuit de sommeil, très calme comme annoncée, on sort faire un peu de basket en révisant les tables de multiplication. Les enfants, qui vont à l’école juste à côté viennent nous voir pendant la récré. Ils veulent jouer, nous voici partis pour un petit match improvisé. Filles et garçons tous s’y mettent. Du coup, on attire encore plus les regards 🙂

Oviedo qui distribue les journaux du matin passe devant chez nous: ” Holà Thomas! como estas?” Il nous propose de venir prendre une douche chez lui et de remplir notre réserve d’eau.

Et voilà, c’est bien là le problème, on avait prévu de décoller ce matin, il faut qu’on continue notre route pour être au Costa Rica dans trois semaines.

Nous espérons que vous comprendrez mieux notre point de vue sur la suite du voyage grâce à cette petite histoire.

Lorsqu’on prend la peine d’aller vers l’autre, que l’on casse les barrières, qu’on balaie nos à priori, on fait des rencontres formidables, on vit des moments magiques.

On aurait aimé rester plus longtemps à Raxrhuà, on avait encore plein de questions à poser, de matchs de basket à jouer, de soirées à écouter…

On choisit d’en voir moins, mais de le vivre plus intensément, plus profondément.

Après le Costa Rica, où nous sommes obligés d’être dans trois semaines pour accueillir nos parents respectifs, on prendra plus le temps pour remonter et ne pas courir. 

Ah le café… cette boisson que nous aimons tant ! On devrait bien trouver des plantations ici

Mais au fait comment ça se passe ?

Ah… Une coopérative cultive ce grain que nous aimons, sans aucune hésitation, on y fonce !

Nous quittons le centre ville de Coban vraiment pas à notre goût, trop bruyant, pollué et sans charme, nous quittons par la même occasion l’asphalte pour emprunter un chemin rocailleux et boueux. On parvient au lieu « magique »!

L’endroit est calme, semble paisible, seuls quelques hommes et femmes sont là pour nous accueillir.

C’est Walter qui endossera le rôle de guide ! Nous voilà donc tous les 6 partir et plonger dans les secrets d’une plantation du café.

Les allemands ont importé cette petite graine au XIXème siècle avant d’être expulsés après la 2nde guerre mondiale. La coopérative quant à elle est créée en 1988 par 8 personnes.

On retrouve ici des graines de café africaines et brésiliennes. Elles sont toutes les deux de couleur rouge mais se différencient par la hauteur de leurs arbustes. Ces plantes ont une durée de vie de 30 années; le plus incroyable est qu’elles ne subissent aucune taille durant toute leurs longévités. L’arbuste est retiré quand il a atteint l’âge fatidique et sa “non productivité”. Une nouvelle graine est alors semée. Et le cycle de la vie continue ainsi dans la plantation de café.

35000 kg de grains sont cueillis chaque année par 300 personnes en majorité des hommes (60%).

80 familles mayas vivent autour des plantations, c’est plus simple pour travailler d’après Walter! Bah oui, pas de trajets trop importants à effectuer donc plus de travail… Tous travaillent 8h/ jour et la cueillette s’effectue tous les jours, pas de répit pour ceux qui ont besoin de travailler, qui ont besoin d’argent!

L’histoire et tout ce que nous partage Walter est intéressant, captivant… On a envie d’en savoir plus.

Plus nous avançons dans les cultures, plus nous apercevons des ouvriers en plein travail, on discerne quelques p’tites bouilles aussi… au loin! Nous interrogeons Walter, un peu gêné. Il nous précise que les enfants vont à l’école et qu’il leurs arrive de venir travailler seulement durant les vacances en novembre et en décembre ; heu, on est mi janvier et ce sont bien des p’tites frimousses qu’on a vu au loin avec peut-être leurs parents ! Mais Walter, nous détourne l’attention aussitôt en nous montrant un énorme sac rempli de cet or rouge. Le sac est extrêmement lourd, impossible de le décoller du sol ! Il peut peser jusqu’à 90 kg si la récolte a été bonne !  La récolte dure 6 mois de novembre à avril mais elle est plus importante en janvier et février.

Un couple s’atèle à la tâche quelques rangs plus bas. On va à leur rencontre. Les plantations sont envahies de moustiques. Il y a énormément d’humidité pour que le café pousse il lui faut de l’ombre (ils ont donc planté des bananiers) et du soleil (pratiquement moitié- moitié). On se fait dévorer et attaquer de tous côtés. Walter insiste pour que je fasse des photos. Seul avec l’accord du couple j’immortalise l’instant. Mais rien est naturel, Walter demande à l’ouvrier de changer de plant, de faire semblant de cueillir, bref, une mise en scène. On a envie d’en savoir plus, mais le malaise s’installe, j’ai la sensation qu’ on doit marcher sur des œufs… Pourtant, la visite est intéressante.

On ressort de ces rangs pour rejoindre notre chemin initial. A quelques mètres de nous, elles sont bien là ces p’tites bouilles, une toute petite grimpe dans l’arbre pendant que sa grande sœur nous observe droite et figée devant les plants de café. Cueille-t-elle aussi ces petites graines rouges ? Pourquoi n’est elle pas à l’école comme nous a expliqué Walter quelques minutes auparavant ? 🙁

Continuons, il nous mène jusqu’au bâtiment dans lequel les fruits sont récoltés, fermentés, lavés puis séchés (quand il ne fait pas beau sinon, ils partent en ville pour être étalés sous le soleil.)

Ici arrivent des hommes supportant un énorme sac de fruits par la force de leur tête et de leur dos. Il le dépose sur une énorme balance, un homme note le poids puis l’ouvrier le vide dans un bassin. On lui remet ensuit un bout de papier sur lequel est inscrit le poids de sa récolte. Walter semble répondre sans complexe à nos questions. Ces personnes reçoivent 0 €24/kg de fruits ; on comprend mieux maintenant pourquoi il nous a dit qu’aucune pression n’était faite aux ouvriers, ils peuvent récolter ce qu’ils veulent ! Ce n’est pas vraiment cela, c’est plutôt ce qu’ils peuvent en fait ! Peu de fruits= peu d’argent. ☹

A ce moment des enfants arrivent, un garçon et une fille de l’âge plus ou moins de Yoline (8ans). Le petit homme porte un sac adapté à sa taille sur le haut de son crâne. Nous les saluons, innocemment ils nous répondent avec un large sourire. Quelques secondes après, ils disparaissent. Quelqu’un derrière le bâtiment les a appelés. Ils n’ont même pas fait peser leur sac! Les questions fusent dans ma tête… Mais Walter nous presse le pas et nous emmène plus bas pour nous en apprendre davantage sur les différentes étapes avant que ce petit grain tant aimé puisse être consommé.

La visite continue à nous « ensorceler ». Quel travail de fou !! Et toutes ses fourmis qui grouillent dans tous les sens avec leurs sacs sur le haut du crâne, celles qui ratissent ou encore lavent les grains. Ah! On l’aime le café mais à quel prix… Je n’ose pas poser plus de questions, on peut dormir ici, il ne faut pas créer de malaise et pourtant.

Notre tour terminé, la visite s’achève par une dégustation. On savoure pour la première fois un thé fait avec la chair du fruit lui-même. Il a la couleur du café mais pas du tout l’odeur, son goût est très acide mais goûteux. C’est surprenant !

Nous installons Yéoti dans l’herbe à côté des bananiers. Il est 17h, nous avons la soirée devant nous.

Deux jeunes hommes (peut être 17/18 ans) sont assis à quelques mètres de Yéoti. Vivent-ils dans une des chambres de la bâtisse juste derrière ? On engage la conversation, ils habitent un peu plus loin en fait. Ils nous confirment un travail de 8h par jour, un travail très difficile. Ils ont tous les deux leurs sacs roulés, rangés pour la nuit. Ils reprendront le travail demain à 8h pour le terminer à 17h disent-ils. Aujourd’hui, l’un d’eux a collecté 70kg de fruits et l’autre 75kg, ils ont donc gagné entre 16 et 18€ pour une journée de travail très physique.

17h30… Pourtant on voit encore arriver à pas de courses des dizaines d’hommes le sac sur le crâne juste avant la tombée de la nuit… Ils courent pour le faire peser un peu plus bas dans le gros bâtiment blanc avant qu’il ne ferme j’imagine. Leurs sacs sont remplis, comment font-ils pour les supporter et courir ainsi; je crains qu’ils trébuchent à chaque instant mais leurs pas semblent sûrs et déterminés.

On continue d’échanger au sujet du travail, l’un d’eux m’interroge pour savoir comme ça se passe en France puis il vient à parler religion.

C’est qui votre Dieu ? Vous croyez en qui ? Heu… On est athée. Il n’en croit pas ses oreilles, j’ai l’impression d’être une extra-terrestre ! 😉 Nous voilà à discuter religion. Lui est évangéliste et il ne saisit pas comment nous ne pouvons croire en rien… « Vous êtes matérialistes alors !?

Paf !! Une claque, je viens de me prendre une claque ! Une multitude d’explications me viennent en tête. Bien oui, c’est ça… il a raison, nous sommes matérialistes! Sûrement beaucoup trop… Comment en est-on arrivé là ?… Impossible d’en dire grand-chose, la barrière de la langue se referme  entre nous. Je suis incapable de maintenir une discussion si complexe en espagnol ; je m’excuse, il comprend.

Nous sommes coupés par l’arrivée d’un vieil homme, très marqué physiquement. Il ne parle que “kekchi” (un dialecte maya, le même que parlait la vieille dame d’hier). Il montre son bout de papier à un des jeunes hommes. Celui-ci lui lit le « pécule » de sa récolte. Puis le vieil homme se dirige vers la fameuse bâtisse derrière nous. Il en ressort quelques minutes plus tard. C’est sûrement là en fait, qu’ils perçoivent leurs paies journalières. Il est l’heure de rentrer pour eux, on se salue une dernière fois puis ils s’éloignent tous les trois vers un repos bien mérité. Voilà encore une belle rencontre humaine en toute simplicité comme on les aime ! 

Le voyage fait grandir l’esprit mais aussi les interrogations; rien n’est plus riche que la relation humaine et la simplicité 🙂 

Direction Chilasco, un village montagnard

Nous parvenons après pratiquement une heure de piste rocailleuse en plein montagne, dans un village en terre battue. Le village compte plus de 30 000 personnes, nous qui pensions qu’il était petit en fait il est super étendu!

On croise beaucoup de villageois, adultes et enfants revenant de leur longue journée de travail. Ils s’entassent à l’arrière de camionnette ou guident leurs chevaux transportant des sacs remplis de légumes. Tous sont équipés de leur machette, un outil vraiment indispensable dans tous ces pays!

On est venu jusque-là dans le but d’aller voir des cascades. Nous arrivons en milieu d’après-midi et nous avons 6kms aller retour à effectuer pour les voir. Il est préférable de reporter au lendemain! 

On discute un long moment avec le gars vendant les entrées donnant l’accès au sentier. On l’interroge sur le travail en général et plus particulièrement celui des enfants. Il nous explique que les petits bouts commencent à travailler vers l’âge de 8 ans. Ceux qui vont à l’école le matin, travaillent l’après-midi et inversement. Et à partir de 12 ans, ils travaillent et ne vont plus du tout à l’école, sauf peut être les plus chanceux… Nous discutons librement de tout cela sans ressentir aucune gêne de sa part, ici c’est tellement normal! Par contre, il semble vraiment “halluciner” quand on lui parle de la France, de l’Europe et son fonctionnement.

Il nous trouve un endroit où stationner pour la nuit avant notre randonnée de demain. 
On se gare pour la nuit dans le jardin juste en face de sa cabane chez des particuliers. 🙂

Comme à chaque fois lorsqu’on arrive dans un village, on déambule dans les rues pour rencontrer les locaux. Ici encore tout le monde se retourne sur notre passage, les regards sont même plutôt dérangeants, ils nous mettent un peu mal à l’aise; on fait quelques emplettes mais les échanges sont brefs; seuls les enfants osent nous approcher sur la plaine de jeux. On ne s’attarde pas trop et rejoignons Yéoti pour la soirée.

Le lendemain, let’s go direction les cascades. Nous avons encore 2kms de piste à rouler; en chemin notre guide nous rejoint avec “Blanco” son cheval avant d’atteindre le parking où nous sommes attendus par plusieurs enfants et un homme. Quel accueil c’est trop !

On attaque notre randonnée. Oh, Oh!! Le chemin est très escarpé et boueux; nous nous enfonçons à chaque pas. Heureusement que Blanco est avec nous pour transporter les filles à tour de rôle. Les 3 kms jusqu’au point de vue sur la Cascade sont laborieux et fastidieux. A plusieurs reprises on regrette notre choix mais on ne se démotive pas, le paysage est tout de même sublime. Blanco avance à toute allure, tiré par son maître pendant qu’on tente de les rattraper en vain. C’est un peu curieux comme promenade!

Nous profitons de la grande cascade quelques instants avant qu’elle ne disparaisse derrière un mur cotonneux. Contrairement à la veille, le temps est couvert aujourd’hui, c’est vraiment pas de chance! Cette cascade mesure 130 mètres de haut, ce serait apparemment la plus haute d’Amérique centrale. On pourra dire que nous l’avons vu. 😉

Nous sommes déjà épuisés en arrivant au point de vue, on choisit de ne pas se rendre plus près car le chemin est encore plus difficile d’après notre guide. On se contentera d’une plus petite cascade située quelques mètres plus bas. Et puis dans celle-ci on peut se baigner alors c’est parti!!

Nous y parvenons non sans difficultés; malheureusement le vent s’est levé, nous avons même un peu froid; bon et bien c’est râpé pour la baignade 🙁 

On refait chemin inverse après une pause pique-nique durant laquelle nous avons bien discuté avec notre guide, on pensait même avoir sympathisé un peu.

Il insiste pour porter Oneylia et soulager Thomas. On retrouve Blanco qui nous attend sagement plus haut (le sentier n’était plus accessible pour lui). A ce moment-là, il nous réclame davantage d’argent pour son aide car ce n’était pas compris dans le prix. On croit halluciner! Nous sommes déçus car le poids de notre statut de touristes prend le dessus sur notre relation, nous ne sommes plus qu’un porte monnaie ambulant! Et là, il nous explique qu’il va falloir payer les enfants car ils surveillent notre camping-car! On lui explique que la visite commence à être chère et que tout ça n’était pas compris. “Mais vous pourrez donner ce que vous voulez !”… Décidément cette visite n’a rien de bien réjouissant 🙁

Pour terminer en beauté, le retour se fait au pas de course, encore plus rapidement que l’aller! Nous avons croisé d’autres touristes et le guide leurs à proposé ses services. Il faut vite en terminer avec nous pour qu’il puisse retourner vers eux au plus vite. 🙁 Une promenade pas agréable, mais alors là pas agréable du tout.

Arrivés au camping-car, nous sommes exténués et les enfants sont toujours là, ils viennent même à notre rencontre nous proposant leur aide. Evidemment, avec l’ambiance générale, on refuse cette fois-ci. Nous leurs donnons quelques quetzals à chacun, même à l’homme plus âgé ainsi que des friandises. Les enfants semblent contents, ils rient… On tente d’échanger quelques mots mais le plus vieux est très fermé. Il interpelle quelques minutes après Thomas lui réclamant une somme précise pour le parking, encore 10 quetzals!! Comme si nous n’avions rien donné… Toujours plus! On ne cherche pas à discuter celui-ci n’a pas vraiment l’air sympathique. En fait, nous sommes blasés, déçus, dégoûtés par ces comportements. Si nous avions su, nous ne serions pas venus jusque là. Tous ces gens n’ont vu que “l’argent du touriste” à travers nos personnes. Un mauvais choix!!

On reprend la route périlleuse pour redescendre de la montagne et repartir au plus vite de cet endroit en quête de meilleurs horizons!

Nous arrivons difficilement à côté de Zacapa et nous nous parquons chez un particulier possédant une ferme avec des vaches, des moutons et même une autruche. Dans son jardin, nous découvrons des bassins naturels d’eau chaudes. On reste deux nuit ici. Les filles profitent bien des lieux pendant que de notre côté, on essaie tant bien que mal de réparer notre pompe à eau (qui finalement s’avère en fin de vie) et Thomas s’atèle à de la mécanique avec le soutien de nos amis français; merci internet, Franck et Julie !! 😉

Après ces derniers jours éprouvants mentalement, on  parque Yéoti pour notre dernière nuit guatémaltèque dans un autre lieu avec une superbe piscine; un peu de relaxation avant de continuer notre périple nous fait le plus grand bien à tous !! 🙂

Nous ferons un bilan bien plus tard de notre passage au Guatemala car de toute façon nous y reviendrons!

2 réflexions au sujet de « Les découvertes continuent… »

  1. Vraiment intense votre voyage. Rempli d’émotions différentes selon les endroits et les gens. Un vrai plaisir de vous suivre. Bonne route 😘

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